S.
Freud, "Formulations sur les deux principes du cours des
événements psychiques" (1911)
"Parce qu'il appartient à la langue commune et que
le tissu psychique entretient avec celle-ci les rapports les
plus étroits, le mot de plaisir puise sa matière
et ses contenus dans les terreaux les plus variés. Et
pourtant, qu'il désigne la sensualité immédiate
du nourrisson au sein, ou celle, plus ambiguë, recherchée
par l'enfant ou encore celle, toute spirituelle, de l'esthète
devant l'œuvre d'art, son émergence surgit toujours
de la même source : une motion pulsionnelle, une
poussée libidinale. La découverte ou l'invention
de Freud, plus énigmatique encore, revient à l'idée
de réalité s'opposant à celle de plaisir
et la soutenant en même temps. La réalité
n'est pas seulement celle du monde extérieur, elle est
aussi la réalité intérieure des formations
inconscientes et des exigences pulsionnelles. Elle est surtout
la réalité de l'appareil de l'âme lui-même,
en tant qu'il confère à celle qui éprouve,
pense ou parle, un sentiment d'existence, de subjectivité.".
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Sommaire
François
Gantheret - Un sujet palpitant
Laurent
Danon-Boileau - Une image très précieuse
Serge
Gaubert - La cigarette du condamné
Vincent
Vivès - Métrique du désir, maîtrise
du plaisir
Charles
Brenner - Traits archaïques du fonctionnement du moi
Didier
Anzieu - Discussion de la communication du Dr Charles Brenner…
Josef
Ludin - L'envie, le plaisir et la réalité
Jean-Philippe
Dubois - Éloge de la déception
Michel
Villand - Une belle découverte
Lucile
Durrmeyer - L'idée fixe
Catherine
Chabert - La psychanalyse est-elle une science du plaisir ?
Laurence
Apfelbaum - Une fonction du cauchemar : le traitement du
pénible |