Le clivage relève des fonctions ordinaires du moi : dans la cure, il exige que la parole et l'interprétation s'attachent à retrouver les circonstances historiques du refus ou de l'acceptation de la vérité de la castration.
De l'inachèvement supposé du texte de 1938 sur « Le clivage du moi dans le processus de défense », Lacan aurait dit - selon Granoff - que « la plume était à Freud tombée de la main ». Et Granoff a raison de rappeler qu'on ne saurait mettre sur le compte d'une fatigue de l'âge, ce texte laissé en l'état - « pour des raisons inexpliquées », dit Strachey - alors que viendra encore après, l'Abrégé de psychanalyse, exigeant de Freud une force de modélisation théorique à la fois récapitulative et assez rigoureusement condensée.
D'ailleurs, ce texte est-il inachevé ? Ou plutôt l'expression fragmentaire que lui donne Freud ne fait-elle pas partie intégrante - telle une notation - de ce dont il traite, à savoir le clivage dans la vue du petit garçon. C'est pourquoi Granoff a tout à fait raison d'avancer que « dans ce texte (Freud) est revenu à la découpe qui vient dans l'œil du petit garçon. Alors que l'Abrégé lui restitue le cadre d'ensemble de la théorie produite durant une vie » [1]. Sans doute ne prête-t-on pas toujours assez attention au régime psychique de l'écriture/lecture d'un texte psychanalytique qui dispose simultanément de la capacité à se constituer en théorie et de laisser défaire celle-ci par un détail d'observation. N'est-ce pas le propre de l'écoute analytique de produire tout à coup ces sortes d'instantanés surgissant comme de nouvelles évidences qui se dissimulaient derrière la conscience d'un savoir de ces mêmes évidences ? On devrait dire déjà que le clivage est à l'œuvre dans le processus analytique - tant chez l'analysant que chez l'analyste et entre les deux - et que c'est ainsi que se restituent ces détails observés relevant de ce qu'on appelle la « sexualité infantile ».
A moins de devoir supposer que le moi de l'analyste est une totalité intégrative définissant son identité propre, et productrice de théorie, on ne comprendrait guère la fonction qui revient ici au clivage dans ce qu'on appelle une écoute psychanalytique. Le clivage est inhérent à la survenue de l'inconscient. Le rêve inaugural de « L'injection faite à Irma » n'ouvre-t-il pas la voie à cette reconnaissance du clivage du moi de l'analyste de par le clivage porté par les processus transférentiels ? Toute massification du moi est de nature dépressive. La mobilité des scènes psychiques sollicitées par la parole du patient ne serait guère possible si le clivage n'était pas à l'œuvre dans l'interprétation et la construction. Mais cela n'est possible qu'à cette condition de laisser survenir l'étrangeté d'une évidence se cachant derrière la conscience du manifeste. N'est-ce pas, en effet, cette conscience du manifeste qui crédite la pensée d'une évidence déjà connue et déjà banalisée ?
Dès les premières lignes sur « Le clivage du moi », Freud nous livre à sa propre perplexité. « Pour un moment je me trouve dans cette position intéressante de ne pas savoir si ce que je veux communiquer doit être considéré comme connu depuis longtemps et allant de soi ou comme tout à fait nouveau et déconcertant ». Et d'ajouter aussitôt : « Tel est, je crois, plutôt le cas » [2]. Avec la représentabilité de la perte du pénis, est avancée la primauté du phallus là où la théorie pouvait créditer la primauté du génital.
Arrêtons-nous un instant sur ce passé de la vue de la fente.
Seule une théorie endoctrinée peut soutenir que c'est la fente féminine qui engendre chez le garçon l'angoisse de castration. Le propos de Freud n'est certainement pas de soutenir une telle affirmation de nature gynécophobique. Par contre, ce qui est de loin le plus important c'est le passé de la vue qui - pour ainsi dire - met en regard la fente et la vue [3].
Il faudrait ici traiter des conséquences sur le langage - très exactement au sens où Freud parle des « conséquences psychologiques de la différence anatomique entre les sexes ». Ce texte de 1925 traite des conséquences, en effet. Car l'observation de la différence n'est pas sans suite. Il y aura des conséquences - dirait-on trivialement - au sens où le sujet, garçon ou fille, ne s'en tirera pas comme ça. Il ne suffit donc pas d'observer et de constater ce qu'il y a entre les jambes et de prendre conscience de la différence. Car c'est cette différence qui fait fente pour la pensée, pour la vie psychique et pour le moi. Il ne sera pas possible d'annuler cette différence quel que soit le destin qu'elle engage, car l'annulation elle-même a des conséquences. Lorsque Freud évoque ce qu'il en est pour la fille d'avoir vu, il renforce le contraste. A l'irrésolution du garçon, s'oppose le parti pris résolu de la fille : « Il en va autrement pour la petite fille. D'emblée elle a jugé et décidé. Elle a vu cela, sait qu'elle ne l'a pas et veut l'avoir » [4]. L'intransigeance de la fille dans l'énoncé de la vérité du réel participe de cette disposition où elle se trouve : puisqu'elle sait qu'elle ne l'a pas, elle n'a rien à perdre à vouloir l'avoir. Conséquences donc sur le langage. Cela revient-il à parler de défaut de symbolisation ? On ne saurait justifier un tel point de vue. Mais il est certain que la conséquence de la constatation de la différence est ici de toute première importance pour les mots qui nomment.
Il est déconcertant de découvrir que la psychanalyse a pu et, plus que jamais, peut encore participer à cette négligence du dire ce qui a été vu. D'abord parce que le mouvement entraîné par le texte de Freud sur le clivage concerne cette « amélioration du passé » qu'est la levée du refoulement et cela, d'autant que le refoulement emprunte la forme de la banalisation familière de la théorie psychanalytique. Mais aussi, l'expansion de la psychanalyse signifie pour une large part un déni de la castration et, corrélativement, quelque chose d'intolérable dans l'idée du « clivage du moi » ou de la « fente de la pensée ». Il est, en effet, fort remarquable que l'usage généralement fait du « complexe de castration » est de nature explicative et abolit ainsi dans l'analyse l'arête de la confrontation de la parole à son dire - au dire de ce qu'elle a vu. Nul doute alors que les « arrangements » de la théorie, au supposé bénéfice des prises en compte de l'humain, sont foncièrement de même nature que ceux de la perception de l'enfant sur lequel la menace de castration n'a d'abord aucune prise. Et les arrangements de la théorie ignorent l'économie du théorique dans la fonction de la découverte sexuelle.
Les crises survenues dans l'histoire du mouvement psychanalytique et les « dissidences » qui en sont issues portent précisément la trace des subterfuges utilisés par les détracteurs (Jung, Steckel, Adler) pour éviter - cela d'une façon ou d'une autre - l'incidence de la scansion de la castration et l'architecture qu'elle commande pour une théorie du moi conçu comme clivage. Le déni de la castration met en cause dans la pratique de l'analyse l'absence de concessions. Cependant faut-il encore s'entendre sur pareille exigence. Car il ne suffit pas de croire que l'on fait sienne cette exigence pour être quitte. Si la parole n'a pas froid aux yeux pour dire ce qu'elle pense, elle peut en venir à méconnaître l'obstacle qui n'est autre que la résistance du sujet à entendre. Souvent, ceux qui sont réputés soustraits à l'esprit de concession parce qu'ils parlent sans détour et disent ce qu'il en est de la réalité, sont ceux-là mêmes qui disposent de la catégorie des énoncés mais méconnaissent les temps de l'opération par laquelle la castration devient opérante. Dans l'analyse, la précipitation de l'analyste sur une interprétation de cette nature peut avoir pour effet de renforcer chez le patient le déni de la castration et d'encourager le développement de formations de caractère. Et à l'inverse, l'analyste qui s'attarde trop à une compréhension des vécus démobilise toute interprétation qui exige la reconnaissance de la castration.
C'est pourquoi, on devrait admettre que c'est l'instauration de la situation analytique qui signifie la castration. Dès le premier entretien, l'architecture du lieu, par le silence et la rupture d'une communication socialisée, exige cette confrontation de la parole à son dire et bouleverse la représentation du théorique. Une telle architecture du lieu exige donc que la parole trouve son chemin régrédient vers la réalité de ce qu'elle a vu. L'absence de concessions prend ici toute sa portée technique. Et inversement, la perte de référence à la castration est, dès le commencement, compromise par la tendance aux approximations. L'analyste n'existe que par la construction de cette architecture qui prend nom de clivage.
La mise en rapport par Granoff de la fente et du clivage est, comme on l'a vu, dans la continuité du texte de Freud sur « Le clivage du moi ». La portée de la lecture entraînée par ce texte est bien celle de la levée d'un refoulement qui entraîne à faire usage de la castration comme si elle restait à l'état de menace énoncée par les « gouvernantes », sans effet sur le voir et sur le dit.
Dans l'analyse, ne faudrait-il pas confier à l'interprétation ce retournement du langage qui donne à voir le vrai de la réalité dans le dit ? Plutôt que de privilégier des interprétations de la castration, ne faut-il pas faire coexister la castration à l'ouverture par le clivage d'une faille produite par la parole et en elle. Ce qui suppose, en un sens, que le clivage du moi est fait, comme le dit Freud dans « L'inquiétante étrangeté » de « dédoublement du moi, division du moi, permutation du moi - et enfin du retour permanent du même, de la répétition des mêmes traits de visage, caractères, destins, actes criminels, voire des noms à travers plusieurs générations successives » [5]. C'est précisément ce qu'avait remarquablement mis en évidence Aline Petitier dans son article « L'interprète issu de son meurtre » [6]. Il n'y aurait pas de cure analytique si l'analyste n'était pas sollicité par une telle mise en œuvre de la castration.
Cela revient à se demander si l'instauration de la situation analytique ne procède pas du courage de cette négation imposant au silence le langage d'une vue et qui exige du refus qu'il soit un renoncement à toute compréhension psychologique. C'est sur cette épure que se règle la clinique du traitement. Là encore, conviendrait-il de lire Ferenczi dans son Journal clinique : l'opposition à Freud s'éclairerait de ce nouveau paradoxe selon lequel le courage est ce qui qualifie le père face à la séduction exercée réciproquement.
Pierre Fédida
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[1]
W. Granoff, La pensée et le féminin, Paris, Ed. de Minuit,
1976, p. 441.
[2]
S. Freud, (1938), « Le clivage du moi dans le processus
de défense », in Résultats, Idées, Problèmes, II, PUF,
1985, p. 283.. Ce « déconcertant » - littéralement,
ce qui rend étranger (befremdend) -
concerne ici une idée ou un point de vue : mais il
pourrait aussi bien toucher, un instant, ce qu'on croit
avoir vu et qui dans la réalité n'existait pas. Tout ce
qu'on savait déjà peut ainsi être bougé par un changement
inattendu dans la manifestation de l'évidence. L'évidence
est donc capable de produire le retour d'une vision qui
destitue tout à coup la conscience de l'évidence. La familiarité
de pensée n'entraîne pas seulement le sentiment de la banalité :
elle procède d'un refoulement qui, jusque dans le savoir
théorique, émousse et affaiblit la vivacité de l'infantile
du sexuel. Ainsi les hommes savent-ils faire état de leur
angoisse face au père, mais cette angoisse finit par taire
la castration qui en donne le sens. La castration peut-elle
tomber dans l'oubli ? Et c'est seulement la régression
qui ouvrira l'accès à celle-ci - notamment sous la forme
masquée de l'angoisse de dévoration. Ainsi, le sort réservé
à l'angoisse de castration chez le garçon finirait par être
celui qui isole l'angoisse pour en faire une sorte de symptôme
du moi - pour ainsi dire dans le prolongement d'une opération
de clivage qui eut lieu dans le passé de la vision
de la « région génitale » de la fille.
Ainsi que nous l'enseigne la pratique de l'analyse, il arrive
que la conscience d'une évidence banalisée (à force d'être
rendue familière au savoir), se fasse symptôme
d'un refoulement dont la levée subite produit ce trouble
de pensée qui n'est autre que l'émergence du sexuel infantile.
Mais cela ne dit pas encore comment était faite l'évidence
ainsi délivrée de sa conscience.
L'exemple
choisi par Freud est, comme on le sait, celui du petit garçon
(« entre trois et quatre ans ») qui
« a fait connaissance des organes génitaux
féminins par séduction de la part d'une petite
fille plus âgée ». L'activité
masturbatoire qui en résulte chez lui peut être
tenue pour un prolongement de l'excitation produite devant
la scène sexuelle, une fois la relation rompue. La
menace de castration énoncée par la gouvernante
ne produit guère d'effet sur l'enfant qui ne saurait
alors croire pouvoir être privé de son organe
dont il apprend à apprécier tout l'intérêt.
« Faire connaissance avec l'organe génital
féminin » : qu'est-ce à dire ?
Qu'a bien pu voir le petit garçon entre les jambes
de sa séductrice ? Ce qu'il a vu - dont il aurait
bien pu, nous dit Freud, conserver répugnance - c'est
ce rien qui a été pourtant source d'excitation
et qui attribue à son pénis, grâce à
la masturbation, une valeur d'organe de plaisir. La théorie
selon laquelle ce pénis poussera plus tard procède
donc d'une mise à l'écart
dans la vision, de l'organe absent chez la fille. Et c'est
seulement par « le réveil de la perception
tenue pour inoffensive » que survient chez le
jeune garçon ce retournement qu'il pourrait bien
arriver à ses organes génitaux ce qui est
arrivé à la fille. L'angoisse de la castration
par le père confronte l'enfant, nous dit Freud, « à
la réalité du danger de castration ».
Avec
la castration, tout commence par le « voir ».
Au terme de La pensée et le féminin,
Wladimir Granoff rappelle cette formulation de la lettre
de Freud à Romain Rolland, désignant la « situation »
qui « contient la personne, ce qu'elle voit et
la perception qu'elle en a ». La
situation - quel que soit le scénario qu'elle
emprunte - est celle de la vue sur la fente
féminine dont on ne peut certainement pas prétendre
qu'elle engendre par elle-même de l'angoisse. Mais
la « mise au passé » du voir
- comme si la personne dans sa propre perception avait « refusé »
de voir - entraîne un véritable déni
d'expérience au bénéfice de la croyance
que tout finit toujours par s'arranger et qu'un pénis
finira bien par pousser entre les jambes de la fille. Dans
le scénario précédent, la perte du
pénis était irreprésentable. C'est
avec le temps second du scénario où la menace
de castration émane du père sans intermédiaires
féminins (la gouvernante«) investissant de
leur intérêt le pénis de l'enfant, que
cette menace est entendue. Suivons ici Granoff : « La
vue de cette région où il y a pourtant un
Genitale qu'il faut avoir vu tôt
ou tard pour que la construction se tienne, n'est pas une
vue de rien. C'est la vue d'un Genitale
qui ne joue aucun rôle, qui ne compte pas, qui n'a
pas d'importance. C'est grâce à l'intervention
du père qui est dans la structure (dans la structure
édipienne), la vue d'une "représentabilité"
de la perte du pénis. C'est la vue de la castration »[[Op.
cit., p. 444.
[3]
Je renvoie ici à mon travail sur « L'angoisse aux yeux »,
in P. Fédida, Par où commence le corps humain ?, PUF,
2000.. Autrement dit, la menace de castration émanant du
père ouvrira à l'angoisse par cette fente de la vue.
Mais
au terme d'une lecture toujours recommencée du texte de
1938 sur « Le clivage du moi », on s'interroge
encore sur le déconcertant. On s'interroge
car - tout comme il arrive qu'il en soit ainsi dans une
analyse - l'emprise idéologique de la
théorie reste forte sur la pensée, et celle-ci tient à la
synthèse intégrative du moi à l'encontre de sa division.
C'est cette synthèse du moi, tellement prônée aujourd'hui
par certains courants psychanalytiques dérivés de l'ego-psychology,
qui fait idéologie et récuse l'Ichspaltung.
Comportementalisé par l'école de Kernberg tel un fait observable,
le clivage du moi est devenu un quasi concept des psychoses
et des états-limites. En 1938, Freud prend soin de noter
que le clivage du moi est tout proche de ce qu'on constate
dans la psychose mais n'en est pas moins un trait
du moi dans sa normalité. Le clivage du moi ne s'observe
pas comme un fait de comportement. A cette condition, il
peut être un « concept » de la métapsychologie
qui permet de penser entre le normal
et le pathologique. Cette proximité de la psychose dans
la normalité du moi n'est peut-être guère plus déconcertante
que celle du rêve. Mais elle a néanmoins pour particularité
de prévenir à l'encontre d'une théorie du
moi, ce qui la désignerait comme une résistance à la
psychanalyse - ici concernant l'écoute de l'analyste dans
la cure. Une telle résistance emprunte généralement la voie
ordinaire de la conciliation par atténuation et affaiblissement
du vu et du pensé.
La
façon dont procède le petit garçon est exemplaire.
La menace de castration n'a pas prise sur lui à la vue de
la région génitale de la fille. Sa « théorie »
d'un pénis qui poussera plus tard le met à l'abri de l'angoisse
afin de le laisser continuer à jouir du plaisir de son propre
organe. L'angoisse de castration survient avec la décision
qui accompagne le ressouvenir du vu. Et cette fois, c'est
bien le père qui est entendu dans le dit
de sa parole. Ce dit n'est autre
que celui qui décide de la reconnaissance de ce qui a été
vu - le pénis manquant. Dans le premier
temps, la parole était encore faite pour masquer, atténuer
et croire que tout s'arrange toujours. C'est, en un sens,
la parole d'un soi qui, à l'intérieur, prend la mère pour
témoin de ce qui arrive. Mais, dans le second temps, il
en va tout autrement. La castration ne relève pas purement
et simplement d'une menace d'amputation du membre dont le
garçon tire plaisir et fierté. La figure
du père est inhérente à « la représentabilité de
la perte du pénis », en ce sens que la parole porte
cette fois un dire ce qui est, sans
chercher à en éviter la vérité de réalité (Wirklichkeit).
Quant au pénis et à l'énoncé de son manque, la fille - nous
dit Freud - est d'emblée plus exigeante avec les mots :
elle l'a vu, elle sait qu'elle ne l'a pas, elle le veut.
Rien de semblable chez le garçon qui, par un effet d'une
arrangeante irrésolution, pactise avec le temps et avec
un esprit de phrase qui ménage l'allusion - façon de retarder
la décision. Car c'est à une sorte de
courage qu'il est fait appel pour nommer ce qui est. La
castration est tout entière dans cette décision de donner
lieu optique et de pensée à la fente du clivage dans
le moi. Granoff a tout à fait raison de dire que l'Entscheidung
(décision) « délivre de la logique indécidable ».
Et, ailleurs : « entre ce qui se donne là à voir
et le manque de pénis, quelque chose ne s'est pas prêté
à la linéarité du discours, selon l'expression que m'en
a donné Robert Pujol. Quelque chose qui ne se prête qu'à
la vue, et à la place de quoi la castration a été théorisée,
ne s'est pas prêté à la théorisation »[[Op. cit., p.
454.
[4]
S. Freud, (1925), La vie sexuelle, PUF, 1970, p. 127.
[5]
In L'inquiétante étrangeté, Ed. Gallimard, Trad. nouvelles,
1985, p. 236.
[6]
In L'Inactuel, n¨ 2, printemps 1999 (nouvelle série). |
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