On
est bien obligé d’envisager l’hypothèse
que si les analystes citent le poète, ce n’est pas
seulement parce que, orfèvre de la langue, il dit les choses
bien mieux qu’eux ; mais c’est aussi parce qu’il
est offert au transfert de tous, de façon bien plus accessible.
Qu’est
Richard III pour nous ? ou Lady Macbeth ? ou
Rebecca Gamvik ? ou, comme le demandait Hamlet, spectateur
bouleversé par les larmes de l’acteur qui contait
la chute de Troie, « Que lui est Hécube […]
pour qu’il pleure ainsi sur elle ? » La réponse
de Freud, dans les grandes lignes, on la connaît, car depuis
1897 sa conviction n’a pas vraiment changé : l’effet
saisissant d’Œdipe Roi « tient à
une compulsion que tous reconnaissent parce que tous l’ont
ressentie »[1]
. Et le fait qu’il ait considéré les poètes
et les écrivains comme des « alliés »[2]
, susceptibles d’étayer ses thèses sur l’inconscient
en apportant des preuves de la justesse de ses interprétations,
vient de ce que nous puisons aux mêmes sources, même
si nous les traitons différemment. Cette alliance de la
psychanalyse et de la littérature doit même être
indéfectible, car « ou bien le romancier et le médecin
ont aussi mal compris l’un que l’autre l’inconscient,
ou bien nous l’avons tous deux bien compris »[3]
. Cet état des lieux, pour évident qu’il apparaisse
si l’on jette un œil sur les citations littéraires
qui émaillent les textes analytiques, et les idiomes analytiques
insérés dans les textes littéraires, réclame
quand même qu’on s’y arrête pour se demander
de quoi est faite cette naturelle alliance.
Par exemple, la proposition est-elle extensible : qu’est
Anna O. pour nous ? Peut-elle aussi être considérée
comme un personnage littéraire, un « personnage psychopathique
»[4]
, sinon à la scène, du moins dans le texte qui la
raconte ? En 1895, Freud semblait retenir la possibilité
d’un effet symétrique : « Je m’étonne
moi-même de constater que mes observations de malades se
lisent comme des romans et qu’elles ne portent pour ainsi
dire pas ce cachet de sérieux, propre aux écrits
des savants. Je m’en console en me disant que cet état
de choses est évidemment attribuable à la nature
même du sujet traité et non à mon choix personnel
»[5]
. L’observation de malades n’étant pas la seule
argumentation possible pour exposer les idées analytiques,
on aurait pu imaginer qu’un tel constat aboutisse à
une division entre textes « sérieux » et «
romans » analytiques, se renforçant les uns et les
autres pour convaincre, tantôt plaisamment, tantôt
par une exigence d’étude. Mais rien n’est jamais
si simple, et les textes de Freud réputés métapsychologiques
s’avèrent, à la lecture, éminemment
cliniques ; et l’écriture « sérieuse
» couvre jusqu’à nos jours un champ si divers
qu’entre le style « pseudo-scientifique », le
« remarquablement bien écrit », le pathétique
ou l’allusif mystérieux, il n’est pas toujours
aisé de dégager le contenu conceptuel de sa manière
littéraire
Mais,
déjà en 1905, Freud avait surmonté son étonnement,
en refusant à son observation de Dora la qualité
de « roman » qu’on pourrait être tenté
de lui attribuer : « Si je devais, poète, imaginer
pour quelque nouvelle un pareil état d’âme
au lieu, médecin, de le disséquer […] une
« complication » surgirait qui ne pourrait que faire
« pâlir le conflit si beau, si digne d’être
poétisé que nous pouvons admettre chez Dora. »[6]
. Or il y a tout lieu de tenir compte des inquiétudes de
Freud qui, s’il a pu être convaincu qu’il était
un grand homme n’a pas pour autant forcément cru
qu’il était un grand écrivain, et c’est
bien ce qui nous occupe ici : « Je sais que dans cette ville
tout au moins, il y a nombre de médecins qui – cela
est assez répugnant – voudront lire cette observation
non pas comme une contribution à la psychopathologie de
la névrose, mais comme un roman à clef destiné
à leur divertissement. »[7]
. Ce n’est probablement point là ce qu’il aurait
dit de la profonde portée d’un texte littéraire,
de ceux du moins qu’il se délectait tant à
lire. Le cas analytique, quelle que soit la poésie qui
sera mise dans son écriture, ne serait donc pas forcément
appelé à faire oeuvre de bon livre, ni Dora à
devenir Lady Macbeth, même si leurs caractères psychopathiques
se valent bien.
Pourtant, il ne faut pas surestimer la première contrainte
qui enserre l’analyste rédigeant : le souci de confidentialité,
qui doit rendre le patient méconnaissable partout et de
tout temps, et ceci pas seulement dans une Vienne indiscrète
: « Je puis affirmer aux lecteurs de ce genre que toutes
les observations que je pourrai ultérieurement publier
seront en mesure, grâce aux mêmes garanties de secret,
d’échapper à leur perspicacité, bien
que, de ce fait, l’utilisation de mes matériaux doive
subir une limitation extrême. »[8]
. Sur ce point, on peut ne rien changer à l’essentiel,
omettre maints détails, et prétendre toujours à
« un haut degré de véridicité »[9]
. Le souci de Freud ne tient pas à cette pauvreté
imposée dont il pense, et de nombreux analystes après
lui, qu’on peut s’accommoder. En revanche, il est
une sélection propre à la pensée par cas
[10]
qui, allant bien au-delà du souci de confidentialité,
induit de façon plus fondamentale une « imperfection
» : l’impossibilité de faire tenir ensemble
deux projets aussi nécessaires l’un que l’autre
à la compréhension du cas. « Intentionnellement,
j’ai introduit moi-même une autre imperfection encore.
Je n’ai généralement pas exposé le
travail d’interprétation qu’il fallait effectuer
sur les associations et les communications de la malade, mais
seulement ses résultats. Excepté pour les rêves,
et sauf à de rares endroits, la technique du travail analytique
n’a, par conséquent, pas été dévoilée.
Je tenais à mettre en évidence dans cette observation
la détermination des symptômes et la structure intime
de la névrose ; une confusion inexprimable s’en serait
ensuivie si j’avais voulu en même temps accomplir
l’autre tâche »[11]
. Certes, cette omission de la technique
dans le cas Dora n’a pas été à proprement
parler un choix, puisqu’à l’avis de Freud lui-même
« la partie la plus difficile du travail technique n’a
pu être abordée chez cette malade, le facteur du
"transfert", dont il est question à la fin de
l’observation, n’ayant pas été effleuré
pendant ce court traitement ». Mais ceci n’est peut-être
pas sans rapport avec le malaise de la possible lecture «
en roman à clef », alors que tout l’intérêt
de l’affaire, pour un lecteur éclairé, devrait
tenir non seulement dans l’ « histoire » mais
dans la façon aussi dont l’interprétation
des rêves peut s’entrelacer à l’histoire
du traitement, et à la théorie en cours de tissage.
On serait tenté de dire que c’est à cette
imperfection si tôt nommée dans l’écriture
analytique que ne cessent de s’affronter, génération
après génération des cohortes d’analystes,
soucieux de convaincre de la justesse de leurs thèses non
seulement les non-analystes mais bien plus encore les autres analystes
: impossible de ne pas éprouver ce frisson d’attention
qui parcourt une « réunion scientifique » quand
on entend surgir le « cas clinique ». Impossible aussi
de ne pas s’inquiéter, quand on le rédige
ce cas, du statut qu’il prendra : « vignette »
illustrative, ou démonstrative par accumulation ; support
de controverse durable parce que peut-être, comme le voulait
un ancien président de l’Association Internationale
de Psychanalyse, la clinique serait le seul objet commun –
common ground – autour duquel pourraient se réunir
les psychanalystes, seule expérience et narration authentique
alors que les élaborations théoriques ne seraient
que des métaphores [12];
shibbolet susceptible de figurer dans le mémorial
de l’histoire de la psychanalyse… Alors, on se demande
s’il faut commencer par le cas, ou le placer en fin d’exposé,
s’il faut le rédiger dans des termes convenus avec
anamnèse et évolution, ou se laisser emporter par
la poésie qu’il inspire et y laisser affleurer toute
la subjectivité du contre-transfert. On hésite entre
l’histoire d’une vie, d’un destin, d’une
cure, ou l’examen détaillé d’une séquence,
d’un fragment, d’un rêve interprété
ou non. On n’en sort pas, et l’on conclut toujours
« qu’on s’expose », ce qui est tantôt
jugé admirable ou indécent par l’auditoire.
Reste à savoir ce qu’on expose ainsi, et à
se demander si l’on ne se prend pas finalement pour un écrivain.
Pour ce dernier, il est clair qu’il expose quelque chose,
et la conviction de Freud est que ce quelque chose est sa psychopathologie
; c’est même cela qui justifie l’alliance qu’il
a affirmée entre l’analyse et la littérature.
Dès 1897, il écrivait à Fliess : «
Sans penser aux intentions conscientes de Shakespeare, je suppose
qu’un événement réel a poussé
le poète à écrire ce drame, son propre inconscient
lui ayant permis de comprendre l’inconscient de son héros.
» [13].
Tout ceci a trouvé son expression la plus élaborée
en 1908 dans La création littéraire et le rêve
éveillé, autour de ce pivot qu’est le
fantasme « qui flotte pour ainsi dire entre trois temps
»[14]
, unissant le passé, le présent et l’avenir
dans une réalisation de désir renvoyant à
des « motifs originels »[15]
de telle sorte que le lecteur ne peut que se laisser gagner par
le plaisir qui s’en dégage. Pourtant, c’est
aussi cette proximité de la psychopathologie de l’auteur
qui lui faisait apprécier très modérément
Dostoïevski : à Stefan Zweig qui lui avait envoyé
son ouvrage, Trois maîtres, sur Balzac, Dickens
et Dostoïevski, Freud répondit par des compliments
sur les deux premiers essais, mais « en revanche, avec ce
Russe embrouillé, cela ne pouvait pas se passer de façon
aussi satisfaisante.[…] La psychopathologie dans laquelle
Dostoïevski reste immergé, peut aussi avoir ici un
temps d’avance »[16]
. Il y aurait donc certaines conditions susceptibles de diminuer
« l’effet saisissant » de l’œuvre,
de la faire apparaître plus comme un symptôme que
comme une création, et qui ont fait que les frères
Karamazov, tout pleins de la question du parricide, ne valaient
pas, aux yeux de Freud, Hamlet et son meurtrier débat oedipien.
Trois « conditions » avaient déjà été
formulées en 1905 dans Personnages psychopathiques
à la scène, spécifiquement à
propos de Hamlet. La première était que le héros
devait nous ressembler au sens banal du terme, qu’il soit
de notre monde ou de celui des héros que nous concevons
; en l’occurrence, il s’agissait que Hamlet ne soit
pas psychopathe au départ, mais le devienne au cours de
l’action. La seconde était que le drame psychologique
repose sur un conflit entre une motion consciente et une motion
refoulée, cette dernière devant être assez
universelle pour fonder notre développement à nous
tous ; en somme, qu’un névrosé parle à
un névrosé. « Ces deux conditions nous permettent
de nous retrouver dans le héros ; nous sommes aptes au
même conflit que lui, car " qui dans certaines circonstances
ne perd pas sa raison, n’en a pas à perdre"
». Mais c’est la troisième condition qui nous
retiendra ici : « cela semble être une condition de
la forme artistique que la motion luttant pour accéder
à la conscience, même reconnaissable à coup
sûr, soit nommée d’un nom aussi peu clair,
si bien que le processus s’accomplit de nouveau chez l’auditeur
dans une attention détournée et que celui-ci est
la proie de sentiments, au lieu de se les expliquer. Par là
se trouve certes épargnée une part de résistance
» .[17]
Bien des années plus tard, on retrouve l’écho
de ce détour obligé dans les lettres écrites
à Stephan Zweig . Notamment quand, en 1926, il admire sa
nouvelle Vingt-quatre heures de la vie d’une femme,
dont il loue le « motif originel » de séduction
maternelle, invoquant les souvenirs de maints patients qui auraient
eu le fantasme à la puberté que leur mère
s’offrait à les sauver des dangers de leur mortelle
masturbation. Or justement, « pour l’élaboration
poétique, l’onanisme est absolument inutilisable
et doit être remplacé par quelque chose d’autre
; dans votre nouvelle, le jeu est le bon substitut ». Car
il importe que l’écrivain, puisant à ces sources
refoulées n’en désigne que « des rééditions
déguisées, embellies et sublimées par des
fantaisies enfantines. […] Que l’on désigne
clairement le noyau inconscient, et cela paraîtra répugnant
»[18]
. L’art de l’écrivain apparaît donc comme
une sorte de génie du voile[19]
, alors que l’analyste, lui, est bien obligé d’appeler
l’onanisme par son nom, sans rien pouvoir atténuer
sauf à changer quelque chose d’essentiel et de perdre
alors sa prétention à la « véridicité
».
Et encore, s’il ne s’agissait que de l’onanisme
! Mais c’est le projet même de l’analyste qui
ne saurait se confondre avec celui du créateur, par définition
: « En général, on pourra dire en gros que
la labilité névrotique du public et l’art
du dramaturge à éviter les résistances et
à procurer un plaisir préliminaire peuvent seuls
fixer la limite de l’utilisation de caractères anormaux
»[20]
. En d’autres termes, si l’analyste et l’écrivain
puisent aux mêmes sources et exposent les rejetons de l’inconscient,
leur traitement de la résistance diverge radicalement .
L’écrivain parvient à donner une expression
particulièrement réussie et satisfaisante au refoulé
sans entrer en conflit avec la censure, alors que l’analyste
en tentant de lever le refoulement doit s’attendre à
rencontrer de plein fouet le conflit, celui qui a noué
la psychopathologie et qui apporte ensuite son soutien à
des résistances clandestines, dont le transfert. Formulée
ainsi, cette divergence pourrait apparaître comme une opposition
surannée de mots d’ordre – impression que la
forme même de mon texte constitué d’une accumulation
de citations ne contribuera pas à moderniser ; mais précisément,
mon choix de retourner aux sources de cette alliance divergente
tient à l’actualité que je lui prête.
Car l’enjeu est de taille, et n’avait pas manqué
d’être signalé par Hanns Sachs dans sa présentation
sur « l’applicabilité de la psychanalyse aux
œuvres poétiques » à la réunion
de la Société Psychanalytiques de Vienne 15 février
1911. Il proposait une comparaison entre ce qu’apportait
l’œuvre d’art – la gratification par l’expression,
au sens plein, des pulsions inconscientes sans les rendre conscientes
– et le phénomène de suggestion. L’alliance
littérature/psychanalyse se ferait-elle donc sur un champ
de mines aussi délicat que l’alliage de la thérapeutique
« obligé[e] de mêler à l’or pur
de l’analyse une quantité considérable du
plomb de la suggestion directe »[21]
?
Lorsque l’on prolonge cette voie du contournement de la
résistance, on est bien obligé d’envisager
l’hypothèse que si les analystes citent le poète,
ce n’est pas seulement parce que, orfèvre de la langue,
il dit les choses bien mieux qu’eux ; mais c’est aussi
parce qu’il est offert au transfert de tous, de façon
bien plus accessible que ne peut le faire ressentir l’analyste
écrivant à partir des vicissitudes d’un transfert
singulier dont la réalité ne s’éprouve
que dans le cadre clos de la cure… « si bien que le
processus s’accomplit de nouveau chez l’auditeur dans
une attention détournée et que celui-ci est la proie
de sentiments au lieu de se l’expliquer ». On peut
ainsi reprendre, en l’appliquant cette fois à l’analyste,
la phrase de Freud citée plus haut dans son vrai contexte,
car c’est, me semble-t-il le creuset de l’alliance
: sources en commun, certes, mais aussi, et voilà ce qui
fait une vraie alliance, mise en commun de forces. L’analyse,
avec ses argumentations propres, rencontre, ou suscite même,
bien trop de résistances[22]
pour se refuser un appui qui permet momentanément d’en
détourner l’attention, et d’apporter un «
témoignage »[23]
qui convainc, et qui permet de s’arracher ainsi à
la si fréquente imperfection signalée par Freud
à propos de Dora : « l’omission de la technique
» si difficile à exposer . En citant l’écrivain
on parvient à mettre un peu à distance la psychopathologie
dans laquelle on entend se plonger, à la faire partageable
en quelque sorte – un premier pas vers l’universalité
tant désirée – grâce à une opération
qui rend l’affaire plus impersonnelle et en même temps
plus saisissable si elle prend le contour d’un personnage.
L’amour de la littérature ne serait donc pas seulement
un attribut culturel ou social des psychanalystes, mais peut-être
un des moteurs de leur conviction et de leur envie de convaincre,
qui les aide à surmonter inlassablement la répugnance
toujours là de la chose inconsciente ?
Tout ceci suppose qu’il s’agit bien d’une alliance
– et non d’un simple emprunt (ce qui inciterait d’ailleurs
à s’interroger sur le statut d’associations
de l’analyse avec d’autres domaines, scientifiques
par exemple). Mais ma « démonstration » est
parfaitement incomplète, car si alliance il y a, il faudrait
aussi en éclairer l’autre versant : qu’est
ce que la psychanalyse a à apporter, elle, à la
littérature ? La parole, là, ne saurait être
qu’aux écrivains…
Laurence
Apfelbaum.
|
[1] S. Freud, Lettre à Fliess du
15/10/1897, in La naissance de la psychanalyse,
Puf, p. 198. [retour]
[2]
S. Freud, 1907, Délire et rêves dans la
Gradiva de Jensen, idées/Gallimard, p. 127.
[retour]
[3]
Ibid., p. 243 [retour]
[4]
S. Freud, 1905 ou 1906, « Personnages psychopathiques
à la scène », in Résultats,
idées problèmes, I, Puf, pp. 123-130.
[retour]
[5]
S. Freud, 1895, Études sur l’hystérie,
Puf, p. 127. [retour]
[6]
S.Freud, 1905, « Fragment d’une analyse d’hystérie
», in Cinq psychanalyses, Puf, p. 43. [retour]
[7]
Ibid., p. 3. [retour]
[8]
Ibid., p. 43. [retour]
[9]
Ibid., pp. 3-4. [retour]
[10]
À cet égard, voir l’ouvrage collectif
sous la direction de Jean-Claude Passeron et Jacques Revel
: Penser par cas, Enquête, Éditions
EHESS, 2005. [retour]
[11]
S.Freud, 1905, « Fragment d’une analyse d’hystérie
», op. cit. [retour]
[12]
R. Wallerstein, « Psychoanalysis : the common ground
», International Journal of Psychoanalysis,
1991, n°72, p.166. [retour]
[13]
S. Freud, Lettre à Fliess du 15/10/1897. [retour]
[14]
S. Freud, 1908, « La création littéraire
et le rêve éveillé », in Essais
de psychanalyse appliquée, idées, NRF,
p. 74. [retour]
[15]
Lettre à Stefan Zweig 4/9/1926, in Sigmund Freud,
Stefan Zweig, Correspondance, Petite bibliothèque.
[retour]
[16]
Ibid., lettre du 19/10/1920. [retour]
[17]
S. Freud,1908 , « Personnages psychopathiques à
la scène », in Résultats, idées
problèmes, I, Puf, p. 127. [retour]
[18]
Lettre de Freud à Stefan Zweig, du 4/9/1926,
in Correspondance, op. cit. [retour]
[19]
Au point que Freud en avait fait le cœur même
de l’hommage qu’il avait rendu à son
cadet de 25 ans lors du cinquantième anniversaire
de celui-ci en 1925: « Cela faisait longtemps que
je me creusais la tête pour trouver un équivalent
de votre façon de travailler ; finalement il m’en
est venu un hier, évoqué par la visite d’un
ami épigraphiste et archéologue. C’est
un procédé comparable à celui de prendre
le calque d’une inscription sur une feuille de papier.
On applique, c’est bien connu, une feuille de papier
humide sur la pierre, et l’on contraint cette matière
malléable à épouser les moindre creux
de la surface portant l’inscription. » [retour]
[20]
S. Freud, « Personnages psychopathiques à la
scène », op. cit., p. 129. [retour]
[21]
S. Freud, 1919, « Les voies nouvelles de la thérapeutique
», in La technique psychanalytique, Puf,
p.141. [retour]
[22]
Freud a eu l’occasion de mesurer cette faiblesse,
à propos notamment de L’Interprétation
du rêve, soit le texte qui lui paraissait le
plus susceptible d’emporter l’adhésion
sans recours à une aide extérieure puisque
chacun peut se référer à ses propres
rêves. Or dans la préface à la huitième
édition, en 1921, il écrivait : « Mon
hypothèse selon laquelle ce livre, en presque vingt
ans d’existence, s’est bien acquitté
de sa tâche n’a donc pas trouvé confirmation
». [retour]
[23]
« Les poètes et les romanciers sont de précieux
alliés, et leur témoignage doit être
estimé très haut, car ils connaissent, entre
ciel et terre, bien des choses que notre sagesse scolaire
ne saurait encore rêver ». S. Freud, 1907, Délire
et rêves dans la Gradiva de Jensen,
op. cit., p. 127. [retour]
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